Des virus à l’assaut des bactéries

Des virus à l’assaut des bactéries

Dans la guerre contre les bactéries multirésistantes, l’ équipe EEC de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier travaille sur de nouvelles armes : les virus ! Inoffensifs pour les humains mais dévastateurs pour les bactéries, les bactériophages pourraient devenir une solution pour remplacer un jour les antibiotiques devenus inefficaces. Voir la vidéo https://lejournal.cnrs.fr/

Hommage Isabelle Olivieri 9 mars 2017

Retrouver les vidéos issues de présentation de la journée d’hommage à Isabelle Olivieri qui a eu lieu Jeudi 9 Mars dernier, au grand amphithéâtre de la délégation du CNRS.

Lien Vidéothèque : http://www.labex-cemeb.org/videotheque

Le programme de la journée

L’Institut des Sciences de l’Evolution remercie chaleureusement le LabEx CeMEB, le CNRS et le CEFE pour le soutien et l’aide apportés à l’organisation de cette journée remarquable.

http://evolutionmontpellier2018.org/

Mis en avant

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Le second congrès joint des quatre principales sociétés internationales de biologie évolutive (ESEB, SSE, SSB, ASN) aura lieu à Montpellier, du 19 au 22 Août 2018.

La toute première édition de ce type de congrès s’était tenue à Ottawa, Canada, en 2012. L’édition de 2018 à Montpellier aura un format semblable aux congrès de l’ESEB, où toutes les communications se feront dans le cadre de symposiums thématiques.

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture du site web du congrès et le lancement de l’appel à proposition de symposium. Cet appel sera clôturé le 26 juin 2017.

Nous attendons vos propositions de symposium avec impatience! N’hésitez pas à faire de la publicité pour cet appel autour de vous. Le succès et la qualité du congrès dépendront fortement de la diversité et excellence des propositions de symposiums reçues.

Pour plus d’informations, consultez le site du congrès: http://evolutionmontpellier2018.org/

A très bientôt,
Ophélie Ronce et Yannis Michalakis au nom du comité d’organisation

 

Comprendre l’organisation spatiale de la végétation pour surveiller la dégradation des écosystèmes arides

Communiqué de presse INEE
http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b261.html

Sonia Kéfi équipe BioDICée

Comprendre l’organisation spatiale de la végétation pour surveiller la dégradation des écosystèmes arides

L’éventuelle dégradation d’un écosystème aride peut se mesurer par la structuration spatiale de la végétation, d’après des travaux de chercheurs du CNRS et d’équipes espagnole et suisse. Cet indicateur, publié récemment dans Nature in Ecologie et Evolution, permet d’envisager la mise en place d’outils de surveillance dans le cadre des changements globaux.

©M. Berdugo-BIODICEE

Dans les écosystèmes arides, la répartition des plantes n’est pas due au hasard. Elle suit, au contraire, une organisation sous forme d’îlots, contribuant à l’aspect clairsemé caractéristique de ces écosystèmes (Fig.). Ces écosystèmes, relativement fragiles, sont soumis à des pressions croissantes à la fois d’ordre climatique et anthropique.

La répartition des plantes dans l’espace reflète le fonctionnement de l’écosystème dans lequel elles se trouvent, selon une étude, publiée dans la revue Nature in Ecologie et Evolution, réalisée par des chercheurs de l’Université Rey Juan Carlos, de l’université de Bern et de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier.

Pour la première fois à cet échelle, les chercheurs ont en effet comparé les données de terrain issues du projet européen BIOCOM, dirigé par Fernando Maestre de Université Rey Juan Carlos à Madrid, récoltées dans 115 écosystèmes arides, répartis sur quatre continents, à des d’images ariennes accessibles sur Google map. Leur analyse a porté sur l’empreinte statistique de la configuration spatiale de la végétation – par l’observation de la fréquence des tailles des ilots de végétation – et sa confrontation aux mesures de fonctionnement des écosystèmes obtenues sur le terrain.

Ces travaux  révèlent que l’ensemble des sites étudiés ne forment pas un gradient de fonctionnement d’écosystèmes mais se répartissent au contraire en deux catégories distinctes : les sites dont le fonctionnement est efficient et, à l’inverse, ceux qui peuvent être considérés comme dégradés.
Ces résultats montrent qu’une perturbation des  écosystèmes arides peut conduire au basculement abrupt d’un type de fonctionnement vers un autre, plutôt qu’à une réponse graduelle. Par ailleurs, cette étude montre que la structuration spatiale de la végétation reflète cette bimodalité de fonctionnement : les systèmes qui fonctionnent bien ont une signature spatiale différente de ceux qui ont une fonctionnalité moindre.

Cette découverte permet d’envisager d’utiliser la structuration spatiale de la végétation comme indicateur du fonctionnement des écosystèmes et d’envisager la mise en place d’outils de surveillance dans le cadre des changements globaux.

Référence

Plant spatial patterns identify alternative ecosystem multifunctionality states in global drylands. Miguel Berdugo, Sonia Kéfi, Santiago Soliveres & Fernando T. Maestre. Nature in Ecology and Evolution. Publication on Monday 9 January 2017.

Spatial vegetation patterns and imminent desertification in Mediterranean arid ecosystems. Kéfi, S., M. Rietkerk, C. L. Alados, Y. Pueyo, A. ElAich, V. Papanastasis & P. C. de Ruiter. 2007. Nature. 449(7159):213-217.