DIVA (DIVersité ichtyologique et Aquaculture)

La thématique de l’équipe DIVA (DIVersité ichtyologique et Aquaculture) se situe à l’interface des enjeux relatifs à la biodiversité des poissons, à leur évolution, à leur conservation, à leur domestication et à l’utilisation raisonnée de leurs potentialités en contexte d’élevage.

L’équipe associe plusieurs disciplines de l’ichtyologie et développe une approche intégrée allant d’une meilleure compréhension de l’évolution des groupes d’espèces et populations étudiés et de leur organisation génétique, jusqu’au développement de systèmes d’élevage adaptés aux espèces cibles et aux différents contextes de mise en œuvre.

DIVA regroupe 11 chercheurs, ingénieurs et techniciens et 3 doctorants travaillant à Montpellier et en Asie du Sud-Est, particulièrement en Indonésie [en partenariat avec l’AMAFRAD (Agency for Marine and Fisheries Research and Development), la DGA (General Direction for Aquaculture), le LIPI (Research Center for Biology) et l’IPB (Bogor Agricultural University)]. Des collaborations dans les domaines de l’aquaculture et de la pathologie pisciaire sont développées au niveau régional avec d‘autres institutions de recherche, en particulier au Vietnam et au Laos.

Les travaux portent sur un certain nombre de poissons d’intérêt patrimonial ou aquacole. En matière de connaissance et de conservation de l’ichyodiversité, des inventaires faunistiques sont réalisés en zones jusqu’ici inexplorées (Papouasie indonésienne, notamment) et l’équipe participe à une initiative de « barcoding » des poissons indonésiens. Dans le domaine de l’aquaculture, l’effort porte sur des espèces d’intérêt avéré ou potentiel, pour la consommation humaine (principalement Pangasiidae, tilapias, gouramis) ou l’ornement (loche clown, Chromobotia macracanthus ; poissons arc-en-ciel, Melanotaenia spp.).

Les activités de recherche sont développées selon 4 axes complémentaires : 1) taxinomie et phylogénie (ichtyodiversité et rythmes de diversification), 2) organisation spatiale et temporelle des populations (structure des populations, flux de gènes, variabilité génétique des stocks d’élevage) 3) traits d’histoire de vie et adaptation aux changements environnementaux en conditions naturelles ou d’élevage (stratégies de reproduction, variations ontogénétiques, biologie thermique, expression génique), et 4) diversification et optimisation des pratiques d’élevage (contrôle des cycles en captivité, pathologie et pratiques sanitaires, intensification écologique et aquaculture intégrée multi-trophique).

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