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Sessinou Benoît Assogba

Doctorant(e) Equipe Evolution, Vecteurs, Adaptation et Symbioses
Emailassobe80@gmail.com
Tél. +33 (0)4 67 14 32 62
Mots clés Paludisme Anopheles gambiae résistance aux insecticides locus ace-1

Je suis actuellement en deuxième année de thèse en Entomologie Médicale et Parasitologie à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC-BENIN) co-dirigée par l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM-France) et l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP- BENIN)/UAC. Je bénéficie d’une bourse de l’IRD pour la réalisation de ces travaux de recherche doctorale qui entre dans le cadre du programme de formation doctorale en alternance (DPF/IRD) entre le Bénin et Montpellier sur le thème suivant : « Etude de l’influence de duplications au locus ace-1 sur la résistance aux insecticides chez Anopheles gambiae, vecteur majeur du paludisme en Afrique de l’Ouest ».

Les insecticides constituent un outil majeur dans la lutte contre le paludisme. En santé publique, seuls les pyréthrinoïdes sont utilisés pour l’imprégnation de moustiquaires. Des résistances à ces insecticides ont été observées chez les principaux vecteurs du paludisme en Afrique, notamment chez Anopheles gambiae , et des études récentes ont montré que ces résistances peuvent contribuer à l’échec de programmes de lutte antivectorielle. Les insecticides organophosphorés (OP) et les carbamates (CX) sont envisagés et commencent à être utilisés comme alternatives. L’allèle ace-1R conférant une résistance croisée aux OP et CX a été identifié chez An. gambiae en Afrique de l’Ouest et est actuellement renforcé par la présence d’un nouvelle allèle dupliqué (ace-1D) qui semble avoir une meilleure valeur sélective. En reconnaissant l’importance de préserver l’efficacité de la lutte antivectorielle, il est impératif de générer des connaissances sur ce nouvel allèle dupliqué (distribution géographique, dynamique évolutive, valeur sélective) afin d’évaluer son impact sur les méthodes de lutte basées sur l’utilisation des OP et CX.

Ce projet de thèse s’inscrit dans le cadre du projet ANR « AlterNet » et est mené en collaboration l’IRD (MIVEGEC), l’Institut de recherche en Science de Santé/Centre Muraz (Bobo-dioulasso, Burkina Faso) et l’IRSP-Ouidah.