<< Vers l'annuaire

Eric Imbert

Maitre de Conférence Equipe Métapopulations
Emaileric.imbert@univ-montp2.fr
Tél. +33 (0)4 67 14 49 10
Localisation Bâtiment 22, 2ème étage
Mots clés plantes pollinisateurs conservation bet-hedging dispersion

Liste des publications avec les PDF

1 – Biologie, dynamique et génétique des populations d’une espèce rare et endémique: Centaurea corymbosa
Centaurea corymbosa

Les espèces rares sont une composante essentielle de la biodiversité et sont généralement considérées comme des indicateurs d’habitats originaux. Les effets conjoints des changements d’utilisation des terres (déprise) et des changements climatiques devraient fortement affecter le maintien à court terme ces organismes -qui dépend de la plasticité-, et leur maintien à long terme -qui dépend de leur capacité d’évolution.

Centaurea corymbosa est une plante endémique du Massif de la Clape (Sud de la France). Les objectifs des travaux sont de quantifier les effets de la fermeture de l’habitat sur l’équilibre démographique et la structure génétique de ces populations. La démographie et la génétique des 6 populations de Centaurea corymbosa sont suivies depuis 1994-nous avons actuellement l’histoire de la vie pour 5791 individus.La plupart des individus (85%) se trouvent dans une bande de largeur variable qui s’étend le long des falaises des plateaux. Cet habitat marginal protège probablement la plante de l’extinction directe par la fermeture de l’habitat. Toutefois, cette fermeture provoque une fragmentation de la matrice d’espaces ouverts dont dépend la Centaurée de la Clape, et donc un isolement croissant des individus. Un des premiers effets de la fragmentation est de réduire l’échange des individus et des gènes entre les populations existantes. Cela conduit à une augmentation de la consanguinité de la population et une sensibilité accrue aux perturbations.

En outre, la perte d’habitat réduit la probabilité de recolonisation de certains sites en raison de leur isolement. En conséquence, le taux d’occupation des habitats favorables diminue, ce qui provoque une réduction de la viabilité de la métapopulation.

Ce genre de questions est habituellement étudiée à l’échelle de la métapopulation, mais les tendances similaires sont observées au niveau de chaque population. Ainsi, les modifications de l’habitat local, comme, par exemple, l’augmentation des arbustes, peut conduire à l’isolement des habitats favorables occupés ou inoccupés.

Collaborations:Colas Bruno Miquel Riba (CREAF, UAB, Espagne), et Hélène Fréville (MNHN, Paris)

2 – Biologie de la reproduction dans Iris lutescens: la couleur est-elle importante?

Iris lutescens est une espèce commune dans le sud de la France, l’Italie et l’Espagne. Cette espèce a une large gamme de couleur de fleur (violet, bleu, blanc et jaune). La chamaeris Irisplupart des populations naturelles sont polymorphes, et quelques populations monomorphes (avec la forme jaune seulement) ont été décrites. Notez que les populations où seul le phénotype violet se trouve n’ont jamais été observées. Des expériences en jardin commun ont montré que la couleur des fleurs est déterminée génétiquement. En outre, il n’existe aucune différence dans la composition de l’odeur et la morphologie des fleurs entre les formes jaune et violet.Les changements dans la couleur des fleurs sont considérés comme l’une des transitions les plus courantes en biologie de la reproduction, mais les forces de sélection responsable de changements de couleur sont encore mal compris.
Les syndromes de pollinisation (un ensemble de caractéristiques associées à un type de pollinisateurs) est une raison souvent invoquée pour des changements de couleur de fleur, ce qui a conduit certains auteurs à proposer que les préférences des pollinisateurs sont les principaux agents sélectifs des transitions de couleur. Les questions traitées dans cette étude sont: 1) la couleur des fleurs est-elle associée à une différenciation dans la communauté des pollinisateurs, 2) quelle est l’importance des flux de gènes entre les phénotypes, 3) quels sont les processus (communauté de pollinisateurs, dérive …) liés à la variation spatiale de la fréquence des morphes ?

Collaborations: Schatz Bertrand (CEFE, Montpellier), Carol Wilson (Université Claremont, Californie), Bruce Anderson (Université de Stellenbosch, Afrique du Sud)

3-Autres activités de recherche :

Peut-on utiliser des échantillons d’herbier pour estimer la diversité génétique passée ?

Le système de reproduction des plantes est-il affectée par le déclin des pollinisateurs ?