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Mathilde Mousset

Doctorant(e) Equipe Métapopulations
EmailMathilde.Mousset@univ-montp2.fr
Localisation bâtiment 22, étage 2
Mots clés systèmes de reproduction adaptation locale génétique des populations Traits d'histoire de vie Pollinisation

(English version below)

Personnal website

Je m’intéresse à l’écologie évolutive et en particulier à l’évolution des systèmes de reproduction, à l’adaptation et aux interactions de ces deux processus. En effet, les modèles théoriques ainsi qu’un certain nombre d’observations en populations naturelles soulignent que le système de reproduction devrait avoir un effet majeur sur les processus évolutifs et démographiques en populations naturelles.

Lors de ma thèse, j’aborde ces thèmes sous divers angles à partir d’une Brassicacée tolérante et hyper-accumulatrice aux métaux lourds, Noccaea caerulescens, et à partir de modèles théoriques.

Dans un premier temps, je m’intéresse à la variation du système de reproduction en populations naturelles. Comment s’organisent les flux de gènes entre populations ou sous-populations, et entre individus d’une même population ? Je me suis particulièrement intéressée à l’influence de la pollution des sols sur le taux d’autofécondation chez N. caerulescens, aux flux de gènes entre populations vivant dans les mines et populations vivant sur des sols non contaminés, et à la structure à l’intérieur des populations.

Afin de mieux comprendre les facteurs influençant le système de reproduction, j’ai ensuite testé l’effet de la densité en plantes sur le taux d’autofécondations en populations naturelles.

Dans un second temps, je teste les interactions existant entre adaptation à des milieux potentiellement très toxiques et système de reproduction. Plus spécifiquement, je teste si la dépression de consanguinité dépend du niveau de stress que subissent les populations, en interaction avec l’histoire des pressions de sélection qu’on subies les populations par le passé.

Enfin, à l’aide de simulations, j’étudie comment la variation interannuelle du système de reproduction peut influencer la probabilité d’adaptation de populations faisant face à un changement environnemental.

Mots clefs: système de reproduction, tolérance aux métaux lourds, adaptation,  adaptation locale

Enseignement : Par ailleurs, je suis impliquée dans l’enseignement à l’Université de Montpellier, et j’interviens dans des TD de biologie des organismes (génétique formelle, cycle de vie, développement embryonnaire, Licence 1), des TP d’introduction à l’écologie (Licence 2) et des TD de génétique des populations (Master 1).


My main interests lie in the evolution of mating system, adaptation and the mutual influences of both processes. During my PhD, I studied different aspects of this interaction using a hypertolerant, hyperaccumulator plant species, Noccaea caerulescens. This species grows on former mines and non-contaminated soils in Europe and in particularly in the Cévennes, and it is an excellent model to study the interaction of local adaptation in a heterogeneous environment and mating system.

Firstly, I finely characterized N. caerulescens mating system in natural population, and see how metal pollution affects the variation of mating system in the Cévennes region. I also study the patterns of gene flow among populations in the region. I then tested whether plant density can explain the differences of mating system observed in natural populations.

In a second project, I test the interaction between inbreeding depression, stress and the history of adaptation to a given environment using Noccaea caerulescens.

Finally, I study how temporal variation in mating system affects the probability of adaptation of a population facing an environmental change.

Keywords : Mating system evolution, adaptation, population genetics

Teaching : I teach practical in Organism Biology (Bachelor 1, genetics, development biology, life cycle), Introduction to Ecology (Bachelor 2) and Population Genetics (Master 1) at University of Montpellier.